L’Etat-Civil

Tableaux des naissances, des mariages et des décès de 1736 à 1950

Ces nouveaux tableaux remplacent ceux de la série précédente qui se limitaient à la période 1806-1950. Ils comportent deux innovations :

La première nous fait remonter 70 ans en arrière, de 1806 à 1736, en enjambant la Révolution, le règne de Louis XVI, et même en grande partie celui de Louis XV.

La deuxième propose deux entrées au lieu d’une. C’est à dite que les naissances, les mariages et les décès sont présentés sous deux formes de tableaux. A l’ordre alphabétique des précédents, a été ajouté l’ordre chronologique, qui peut être complémentaire.

Le regroupement en une suite unique de 1736 à 1950, et la possibilité d’effectuer les recherches à partir d’un nom, ou à partir d’une date, devraient faciliter les recherches généalogiques ou historiques. Mais pour cela ces tableaux ont des limites, celle des ressources (en fonction de leur conservation par les Archives départementales de la Creuse) et celle de leur mise en ligne. Nous sommes en effet confrontés à trois problèmes : Le découpage administratif, la qualité des documents et les contraintes légales.

Le découpage administratif :

L’actuelle commune de Sannat avant la Révolution correspondait à trois paroisses. C’est par les registres paroissiaux tenus par les prêtres que nous connaissons les naissances, les mariages et les décès de ces époques anciennes. Ces paroisses étaient celle de Sannat, celle de Fayolle, (qui  étant une succursale de Sannat, bénéficiait du même prêtre et donc du même registre qui était donc commun aux deux paroisses), et celle de Saint-Pardoux-le-Pauvre qui était indépendante et qui possédait son propre registre.

A partir de 1793, les communes ayant remplacé les paroisses,  l’état-civil se laïcise et il est transféré aux autorités municipales. Chacune des 3 nouvelles communes, Sannat, Fayolle (qui devint provisoirement  “La Montagne”) et Saint-Pardoux (renommé “Combe la liberté”) possédait ses registres des naissances, des mariages et des décès (alors qu’avant 1793 c’étaient les actes religieux qui étaient enregistrés : les baptêmes, et les sacrements de mariages et de décès).

Intervinrent ensuite les regroupements communaux. Fin 1796 Fayolle (qui a repris son ancien nom) est rattaché à Sannat. Fayolle n’a donc son état-civil en propre que de 1793 à 1796. Saint-Pardoux quant à lui ne sera rattaché à Sannat qu’en 1836. Jusqu’à 1835 son état-civil reste donc indépendant…mais avec beaucoup de trous. Les registres (naissances, mariages, décès) s’arrêtent avec l’an X, c’est à dire en septembre 1803. Pour la période 1803-1835 nous ne disposons que des tables décennales qui ne donnent que le nom, le prénom et la date de naissance (ou de mariage, ou de décès) de la personne concernée. C’est la raison pour laquelle nous ne les avions pas intégrées dans nos études (et tableaux) précédents car celles-ci avaient essentiellement un but qualitatif, l’étude de l’évolution de la société sannatoise, en particulier à partir des professions. Nous les avons ajoutées cette fois car ces tables décennales peuvent ouvrir des pistes dans une recherche généalogique. Ajoutons qu’elles n’indiquent pas de domicile, donc on ne sait pas dans quel village habitaient les personnes. Je les ai regroupées sous le domicile “Commune de Saint-Pardoux” (mis en italique), c’est à dire l’ensemble formé par l’actuel Saint-Pardoux et ses deux villages de l’époque, les Fayes et le Masroudier. A noter que cette extension de Sannat en 1836 s’est payée d’une contrepartie, notre commune a perdu quatre de ses villages issus de l’ancienne paroisse de Fayolle (Bagros, Le Chez Bartaud, La Vesse et Le Fresse) au profit de Mainsat. Ces villages figurent donc dans nos listes pendant un siècle, de 1736 à 1835, et disparaissent ensuite. 

Autre limite à notre travail, la difficulté à déchiffrer les documents au fur et à mesure que l’on remonte dans le temps, à cause de la qualité de l’écriture, de la plus ou moins bonne conservation des documents, et du désordre qui règne dans certains registres anciens. S’ajoute l’orthographe des noms, des prénoms et des lieux qui est souvent fantaisiste et changeante, même à l’intérieur d’une même famille…ce qui parfois a pu donner des lignées différentes. Dans un souci de simplification, j’ai rectifié certains noms afin qu’ils ne soient pas trop dispersés dans les tableaux, notamment ceux par ordre alphabétique, afin de simplifier les recherches. (Les âges sont également très approximatifs et peuvent provoquer des difficultés dans une recherche).

La contrainte légale, c’est celle de la communicabilité en ligne des documents d’état-civil. Elle est de 75 ans pour les naissances et les mariages et de 25 ans pour les décès. Ce qui donne comme dates limites, 1950 pour les naissances et les mariages, 2000 pour les décès. 

A ces difficultés peuvent s’ajouter nos propres erreurs de transcription ou de saisie. Songez que le tableau des naissances comporte 7.088 lignes, et donc 7.088 naissances, celui des décès 6.030 et celui des mariages 2.211, soit plus de 15.000 actes d’état-civil. Pour les naissances c’est à peu près le nombre annuel d’une ville comme Lyon (500.000 habitants). Etonnant pour une petite commune comme la nôtre, mais étalé sur 215 ans ! Tout cela donne 493 pages à faire défiler (Naissances : 225, mariages : 79, décès : 189) (Et même exactement 1065 si on compte les versions en double (N et D) ou en triple (M). Sur un tel nombre, les erreurs sont très possibles. Aussi considérez cet instrument comme un outil, il n’est pas infaillible. En cas de doute n’hésitez pas à aller à la source,  c’est à dire sur le site des Archives départementales ou à la mairie de Sannat (Même quand vous allez sur Généanet, comme c’est mon cas parfois, il y a aussi des erreurs).

Grand merci à celles (Anne-Marie en particulier) et  à ceux qui ont permis la réalisation de ce très long travail. N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques et de vos éventuels souhaits de correction.

Jean-Pierre

PS : Pour pouvoir jongler entre les différents tableaux, faites un clic droit “ouvrir dans un nouvel onglet”.

Signification de certains titres de colonnes :

Pour les naissances : G/F (Garçon/Fille) et Profession P ou M (Père ou Mère).

Pour les décès : Profession D/M/P (Profession du Décédé, ou de son Mari, ou de son Père)

Pour tous : J/M (Jour et Mois)

 

Tableaux des naissances de 1736 à 1950

Ci-contre : Une classe de filles et une classe de garçons à Sannat en 1930.

Tableaux des décès de 1736 à 2000

Ci-contre : Un enterrement à Ornans. Gustave Courbet. 1850.